Parenthèse
Si j’attendais d’être sûr
Si j’attendais d’être prêt
Si je prenais la mesure
Penser l’avant, et l’après
Si je guettais les indices
Car les uns disent que c’est mieux
Mais moi les regards complices
L’évidence au fond des yeux
J’ai jamais su les voir
J’ai jamais su y croire
Parfois, j’me dis que j’réfléchis trop
Et si ça part en thèse
Cette parenthèse
Parfois c’est juste qu’il n’y a pas les mots
Alors, à quoi bon s’en faire
Parfois,
Foncer met les choses au clair
Si j’attendais d’être fort
Et de ne plus avoir peur
Et si jamais j’avais tord
De croire encore au bonheur
Je vais calculer les risques
Envisager des replis
Rien laisser à l’improviste
Pour ne pas être surpris
Plutôt vivre dans la peur
Que commettre une erreur
Parfois, j’me dis que j’réfléchis trop
Et si ça part en thèse
Cette parenthèse
Parfois c’est juste qu’il n’y a pas les mots
Alors, à quoi bon s’en faire
Parfois,
Foncer met les choses au clair
Moi vos plans sur la comète
J’arrête
Les plans culs, les plans B
Me planter
J’ai donné
Si j’attendais un peu trop
Et laissait passer ma chance
Le cœur vide ou le cœur gros
Entre les deux, je balance
Si un jour je suis trop vieux
Et que mon sourire s’éteint
Toujours vouloir un peu mieux
C’est peut-être un peu crétin
C’est bien d’être ambitieux
Mais parfois, mais parfois…
Parfois, j’me dis que j’réfléchis trop
Et si ça part en thèse
Cette parenthèse
Parfois c’est juste qu’il n’y a pas les mots
Alors, à quoi bon s’en faire
Parfois,
Foncer met les choses au clair
